Pourquoi le bouleau a de petites feuilles et une écorce blanche (015)

Une petite fille se promena avec sa grand-mère dans la prairie. Sa grand-mère lui raconta souvent des histoires sur les miracles de la nature. Elles regardèrent ensemble un bouleau. Etonnée la fille demanda : ‘Pourquoi cet arbre a une si belle écorce blanche et pourquoi il a de si petites feuilles ?’ Grand-mère répondit : ‘Chère enfant, il s’agit de deux histoires différentes, écoute-moi.’ Et l’enfant était tout ouïe quand sa grand-mère raconta :

Nous avons toujours l’impression que les plantes et les animaux aiment tout et qu’ils sont toujours heureux. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. Toutes les plantes et tous les animaux ne sont pas satisfaits de leur apparence. Un jour le bouleau se plaigna de ses petites feuilles. Il aurait préféré avoir de grandes feuilles comme le marronnier d’Inde ou l’érable. Une fée avait entendu les plaintes, elle s’asseya sur une des branches et demanda se qui se passait. ‘Je n’ai que de petites feuilles jaunes. J’aimerais avoir de grandes feuilles dorées qui brillent au soleil, des feuilles que tout le monde regarde plein d’admiration.’ ‘D’accord’, dit la fée, ‘ si tu le veux tellement, c’est ce que tu auras.’ Le bouleau était très heureux avec ses feuilles dorées.
Quelques mois plus tard la fée vola au-dessus du bouleau et elle vit à son grand étonnement qu’il n’y avait plus de feuilles. ‘Qu’est-ce qui s’est passé, où sont tes feuilles dorées ?’ elle demanda. ‘Les gens aimaient tellement mes feuilles qu’ils me les ont toutes arrachées.’ Dit le bouleau d’une voix sombre.

´Comme c’est triste,´ dit la fée, que veux-tu maintentant?´
Et l’arbre répondit : ‘J’aimerais de grandes feuilles en verre. Des feuilles en verre qui résonnent dans le vent et qui scintillent au soleil. ‘D’accord’, dit la fée, ‘ si tu le veux tellement, c’est ce que tu auras.’
Le bouleau était très heureux avec ses feuilles en verre. Quelques mois plus tard la fée vola de nouveau au-dessus du bouleau et il avait de nouveau perdu ses feuilles. ‘Qu’est-ce qui s’est passé ? Où sont tes feuilles en verre ?’demanda-t-elle.
Lors d’une averse de grêle toutes mes feuilles en verre ont été cassées,’ bouda le bouleau.
´Comme c’est triste,´ dit la fée, que veux-tu maintentant?´
Et l’arbre répondit :’J’aimerais récupérer mes petites feuilles. Personne ne les vole et elles résistent aux averses de grêle et aux orages. Oui, puis-je ravoir mes propres petites feuilles ?’
‘D’accord’, dit la fée, ‘ si tu le veux tellement, c’est ce que tu auras.’
Et depuis ce jour l’arbre est tout à fait heureux. Fier de ses petites feuilles qui murmurent au vent.
Fier que la lumière du soleil joue si joliment avec les feuilles vertes fragiles au printemps et les feuilles jaune dorées en automne.

´Mais grand-mère, pourquoi le bouleau a une si belle écorce blanche?´
´Oui, enfant, c’est une toute autre histoire. Ecoute,´ et grand-mère raconta:
Il y a très longtemps, quand le bouleau avait récupéré ses petites feuilles, il était dans le jardin de Job. Job n’était pas seulement un homme riche, mais il était aussi très honnête. Il vit entièrement selon les lois de sa religion juive. Dieu était par conséquent très fier de lui. Un jour le diable dit à Dieu: ‘Ben, ce n’est pas difficile pour Job d’être bon et honnète. Il a tout ce que son cœur désire. Attendez, s’il est pauvre et laid, il ne sera plus un homme courageux et honnête.’

Dieu donna au diable la permission de tester Job. Il voulait bien voir si en étant pauvre et malade, il serait toujours sincère. Le diable rendit l’homme pauvre. Il avait des boutons et des ulcères qui lui faisaient mal tout le temps et il avait l’air horrifiant. Pendant longtemps il était pauvre, seul et malade, mais il resta un homme honnête et bon. Un jour Dieu dit à Job que ça suffisait et qu’il pourrait retourner à sa vie d’avant. Job était tellement content qu’il courut vers sa femme pour raconter la bonne nouvelle. Elle venait tout juste de sortir avec une marmite de lait bouillant et il se heurtèrent. La marmite de lait bouillant lui tomba des mains contre le bouleau de la petite cour. Depuis ce jour, le bouleau a une écorce blanche comme le lait. Et vu que le lait venait seulement d’être bouilli, on voit que l’arbre s’écaille toujours.

Les bouleaux ont une écorce typique qui s’écaille horizontalement. Cette écorce pourrit à peine tandis que le bois d’un bouleau mort périt très vite. Faites attention au bois mort dans la forêt. Chez les bouleaux, l’extérieur est souvent resté entier, alors que l’intérieur a disparu ou s’est vermoulu.
Le polypore du bouleau ne pousse que sur les bouleaux affaiblis ou malades et est signe d’une mort imminente. Les polypores de bouleaux morts et séchés sont très durs.
Le champignon avec son chapeau rouge et ses points blancs, la fausse orange, pousse souvent tout près des bouleaux. Les lèpres de bouleaux sont créés par une sorte de moisissure, mais sont à peine nuisibles pour l’arbre.

 

© Els Baars, Natuurverhalen.nl

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